Appel à la grève chez Enedis Belfort-Montbéliard :

15/12/2018

 

 

Un service public à deux vitesses, c’est la mort du service public.

Ils appuient : « La direction d’Enedis a fait le choix de ne plus intervenir chez les particuliers après 20 h 30. Ainsi, un foyer privé de courant en milieu de soirée n’est plus dépanné avant le lendemain matin, voire le lendemain midi [N.D.L.R. : en l’absence d’une situation grave comme une odeur de brûlé]. Ce n’est pas acceptable. Il faut préserver un maillage territorial permettant de résoudre dans des délais raisonnables les problèmes des usagers. »

 

Appel à la grève chez Enedis Belfort-Montbéliard :

 

« Moins d’agents, des délais d’intervention qui s’allongent en cas de panne de courant »

« Les réorganisations internes successives éloignent les agents des lieux de dépannage », s’inquiète la CGT Énergie qui appelle les salariés du secteur à se mettre en grève le 14 décembre.

 

Personne, aujourd’hui, ne peut contester que l’électricité est un bien de première nécessité. « Mais afin qu’elle reste accessible à tous dans les mêmes conditions, c’est-à-dire où que l’on se trouve en France, en ville ou à la campagne, il faut des moyens », martèlent Jean-Pierre Richard et Bruno Bosquillon de la CGT Mines-Energie, respectivement délégué syndical de la direction Alsace/Franche-Comté et ancien délégué syndical central. Or chez Enedis (ex-ERDF), « les dernières réorganisations internes, et celles qui s’annoncent, n’invitent pas à l’optimisme, loin de là ».

À la suite du mouvement de grève, au printemps 2018, des agents de cette entité chargée de la gestion et de l’aménagement de 95 % du réseau de distribution d’électricité en France, « des projets de fermeture de sites ont été gelés », poursuivent-ils, « mais jusqu’à quand ? Les sites d’Enedis (seize salariés par site) de Morez dans le Jura et de Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône ont aujourd’hui fermé leurs portes. Des menaces ont pesé ou pèsent toujours sur d’autres sites », alertent les deux syndicalistes. « La direction s’est lancée dans la restructuration des services d’astreinte en retirant partout de la proximité, c’est-à-dire en éloignant les agents des lieux de dépannage. »

En matière de dépannage, il existe deux types d’intervention : « Celles sur tableau, c’est-à-dire chez le particulier, et celles sur le réseau, par exemple lorsqu’un câble est tombé au sol à la suite d’un coup de vent », détaillent-ils. Seulement « Enedis s’est engagée dans une diminution du nombre d’équipes chargées d’intervenir à domicile ».

« Plus qu’une seule équipe d’astreinte dans l’Aire urbaine »

Dans son plan moyen terme 2019 qui sera présenté dans quelques jours, « elle prévoit de supprimer 10 % des emplois dans la filière technique en ne remplaçant pas les départs à la retraite. Les premiers concernés, ce seront les monteurs et dépanneurs sur tableau ». Conséquence : « Moins nombreux, les agents doivent intervenir sur des zones de plus en plus étendues avec des délais d’intervention qui s’allongent. Auparavant, il y avait une équipe d’astreinte (quatre personnes) sur Belfort, une autre sur Montbéliard Nord et une troisième sur Montbéliard Sud. Aujourd’hui il n’y en a plus qu’une seule pour couvrir l’ensemble du secteur Belfort-Delle-Montbéliard. »

Ils appuient : « La direction d’Enedis a fait le choix de ne plus intervenir chez les particuliers après 20 h 30. Ainsi, un foyer privé de courant en milieu de soirée n’est plus dépanné avant le lendemain matin, voire le lendemain midi [N.D.L.R. : en l’absence d’une situation grave comme une odeur de brûlé]. Ce n’est pas acceptable. Il faut préserver un maillage territorial permettant de résoudre dans des délais raisonnables les problèmes des usagers. »

Alors que la France des oubliés, celle des fins comme des débuts de mois difficiles, se débat dans le mouvement des « gilets jaunes » pour rappeler au pouvoir politique qu’elle existe, ils fustigent encore la différence de traitement, par Enedis, entre les zones urbaines et les zones rurales. Or « un service public à deux vitesses, c’est la mort du service public ». À l’échelle de la confédération, la CGT Mines-Energie a lancé un appel national à la grève auprès des salariés du secteur pour le 14 décembre.

Un service public à deux vitesses, c’est la mort du service public.

Jean-Pierre Richard et Bruno Bosquillon, CGT Énergie

Alexandre BOLLENGIER

  • Selon le DRH d’Enedis Alsace/Franche-Comté, « il n’y a pas de volonté politique de diminuer les astreintes »

  • Belfort-Montbéliard : les propositions de la CGT Énergie

https://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2018/12/11/appel-a-la-greve-chez-enedis-belfort-montbeliard-moins-d-agents-des-delais-d-intervention-qui-s-allongent-en-cas-de-panne-de-courant-jmih?fbclid=IwAR3xO1PNlChQAY0G1LG3Uja5Y0T4c-5ydQ09uVjV6Ls_hx7cm8zKCzhBbF8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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