Le collectif avionnais anti-Linky ne lâche pas l’affaire

 

Ce mercredi midi, le collectif avionnais a planté sa tente et ses affiches devant le siège lensois d’Enedis. Après avoir été débouté au tribunal administratif, il reste déterminé à obtenir du fournisseur d’électricité « le respect de l’avis de la population ». Un ton bon enfant, derrière une ferme mobilisation.

«  C’est simple, on ne demande pas à ce qu’il n’y ait pas de compteur Linky. On souhaite que l’avis de chacun soit respecté et que les habitants refusant cet appareil soient entendus, explique Jean-Marc Tellier, le maire qui, avec son conseil municipal, a adopté par deux fois une délibération dans ce sens depuis mai. Avec Gazpar, nous avons obtenu cet accord. Pourquoi pas avec Enedis ? Surtout qu’à Bayonne, on a appris que cela a été fait. »

 

« David contre Goliath »

 

Alors qu’Enedis a annoncé sa venue prochaine dans la commune pour poser de nouveaux compteurs, l’élu et les 400 membres du collectif avionnais ne lâchent pas l’affaire, forts des milliers de signatures obtenues par leur pétition sur le libre choix. Pour marquer leur détermination, ce mercredi midi, une délégation a pique-niqué devant les grilles de l’entreprise. Accueillie à son arrivée par un huissier. La direction n’a pas souhaité rencontrer le groupe. «  Ils nous ont proposé de nous voir plus tard. On sait que ce combat, c’est un peu David contre Goliath. Mais on ne se découragera pas. »

Sympathisant à la cause, un habitant de la rue Édouard-Dépret d’Avion a fait le déplacement. Sur sa façade, Nicolas a d’ailleurs affiché «  Non aux compteurs Linky et Gazpar  ». Et il ne manque pas d’arguments : «  Je ne veux ni de l’un ni de l’autre. Parce que cela va supprimer des emplois. Parce que je refuse de laisser entrer encore de nouvelles ondes électromagnétiques - pas de wifi chez moi, j’ai des câbles -. Parce que ça m’embête qu’on sache à quelle heure je fais fonctionner ma cafetière et que ces données soient ensuite commercialisées. Parce que ces nouveaux compteurs ont une durée de vie de 10 ans, là où les anciens duraient 50 ans, d’un point de vue écologique, c’est pas top. Et je ne vous parle pas des risques d’incendie ou des risques de dérives de facturation. »

 

Source  : http://lavdn.lavoixdunord.fr/439263/article/2018-08-29/le-collectif-avionnais-anti-linky-ne-lache-pas-l-affaire

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