LE COMPTEUR LINKY FATAL À LA POMPE À CHALEUR D'UN OCTOGÉNAIRE CHARENTAIS

07/04/2018


 

 

 

   

L’appareil qui aide Henri Tel à respirer s’est arrêté plusieurs fois dans la nuit suivant l’installation du compteur.

Photo Majid Bouzzit

 

Par Frédéric BERG, publié le 4 avril 2018 à 21h19, modifié le5 avril 2018.

Un retraité d’Échallat dénonce les coupures de courant qui ont suivi l’installation d’un compteur Linky. Un désagrément très fréquent.

Henri n’est pas Linky. Ce boucher à la retraite de 84 ans installé avec son épouse dans un pavillon à «Villars», hameau de la commune d’Échallat, a froid depuis le 27 mars. Depuis que l’installation d’un nouveau compteur «intelligent» Linky a provoqué plusieurs coupures de courant, l’une étant fatale à une pièce de sa pompe à chaleur.

«La première nuit, les coupures n’ont pas arrêté. Je m’en suis rendu compte parce que la machine qui m’aide à respirer s’arrêtait. Le lendemain, le 28 mars, on a réalisé que le chauffage ne marchait plus, peste Henri Tel qui s’inquiète du montant de la facture du chauffagiste. Il ne connaissait pas le prix, mais il m’a certifié que ça venait bien des coupures successives.»

«Dans le baba !»

Pour comprendre ce qui avait bien pu se passer, Henri Tel a téléphoné à la fois à son fournisseur d’énergie, Direct Énergie, et à Enedis, gestionnaire du réseau qui assure la pose des Linky. «On m’a expliqué que la puissance n’était pas suffisante pour mes appareils. Bizarrement, tout fonctionnait très bien avant, souligne le retraité pas opposé à la pose du compteur. On ne m’a pas vraiment donné le choix.»

La boîte jaune est la bête noire de nombreux opposants qui avancent des interrogations techniques, sanitaires et financières. Pour le couple Tel, l’opération n’est pas neutre. En plus de la pièce à changer, ils vont devoir payer plus cher leur abonnement pour passer de 6 kVA (kilovoltampères) à 9 et éviter les coupures. «En gros, on l’a dans le baba!»

Ce désagrément est très courant pour de nombreux clients, essentiellement ceux qui bénéficient d’abonnement à 6 kVA, tous contraints de payer plus pour consommer pareil. Un souci que plusieurs associations de consommateurs dénoncent, estimant le surcoût de 15 à 40 euros par an.

Contacté, Enedis se défend brièvement: «On ne s’est trompé sur rien du tout. Son installation n’était pas bien calibrée.» Henri Tel a envoyé une lettre recommandée pour se plaindre et doit contacter son assureur.

 

Source : http://www.charentelibre.fr/2018/04/04/le-compteur-linky-fatal-a-la-pompe-a-chaleur-d-un-octogenaire-charentais,3234228.php

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