La contagion anti-Linky progresse dans le Sundgau.

11/02/2018

 

 

Un quatrième collectif vient de se constituer dans la vallée de la Largue, à l’initiative d’un ancien professeur de génie mécanique

 

Et de quatre dans le Sundgau ! Après Bréchaumont, Dannemarie et Balschwiller, un quatrième collectif Stop Linky vient de voir le jour dans la vallée de la Largue.

 

À sa tête, André Schlier, habitant de Pfetterhouse et jeune retraité de l’Éducation nationale. Jusqu’à l’été dernier, il était professeur de génie mécanique au lycée Jean-Jacques Henner d’Altkirch. C’est un technicien et ce n’est pas un hasard. « Je comprends ce que sont le courant alternatif et le courant porteur en ligne qui va augmenter les factures pour la même consommation !  », lance-t-il.

 

Rappelons que les boîtiers Linky fonctionnent grâce à la technologie du courant porteur en ligne (CPL), qui permet de transformer notre réseau électrique en un réseau informatique. Problème : « Le CPL n’est pas envoyé en continu, mais par salves. Ces saccades créent des perturbations du champ électromagnétique. C’est encore plus nuisible pour le corps », explique André Schlier.

 

Hautes tensions sur le courant

Le risque sanitaire est justement ce qui le préoccupe le plus : il y a été sensibilisé en assistant à des conférences Stop Linky à Burnhaupt-le-Bas, il y a six mois, puis à Husseren-Wesserling, Carspach et Balschwiller.

 

Il admet que le CPL est utilisé chez les particuliers entre deux ordinateurs , « mais ce n’est pas les mêmes puissances avec Linky ! Un concentrateur, installé au niveau du transformateur, va envoyer le CPL sur le réseau. » Et, ajoute-t-il, « partout où il y aura des concentrateurs, il y a aura une antenne-relais à hauteur d’homme ! » Pour Marie Caspar d, les gens vivront « dans un micro-ondes géant ».

 

Mais la santé n’est pas le seul enjeu, aux yeux des anti-Linky. Un deuxième problème se pose, technique celui-là. « Il y a des appareils qui flanchent, des disjoncteurs qui disjonctent, des cartes électroniques qui flashent », poursuit André Schlier. Pourquoi ces défaillances ? Il accuse le compteur vert anis  : « Quand on atteint la puissance limite, il est beaucoup plus sensible. »

 

« Déjà huit millions d’anciens compteurs à la poubelle »

 Et puis, il y a aussi les conséquences sur notre vie privée, selon lui. Le boîtier électronique communicant peut recevoir et envoyer des informations à distance. « Sur le compteur lui-même, est prévue une petite antenne q u i va se connecter sur tous nos appareils ménagers, les connexions se font par les ondes wi-fi. Enedis va devenir une entreprise big data : elle saura à quelle heure on se lève ou on se couche, comment on utilise nos appareils… » L a filiale d’EDF a beau répéter que la collecte des données personnelles est sécurisée et confidentielle, rien n’y fait : les anti-Linky persistent à qualifier le compteur de « mouchard ».

 

« On peut refuser le compteur Linky »

 Enfin, Linky serait un non-sens écologique et économique. « Les anciens compteurs, qui fonctionnent encore très bien, sont détruits ! Déjà huit millions de compteurs ont été jetés à la poubelle. Écologiquement, c’est une catastrophe ! » , tempête André Schlier. Sa consœur du collectif de Balschwiller ajoute : « Au Canada, les nouveaux compteurs sont enlevés pour être remplacés par les anciens qui, eux, ont été conservés. »

 

Bref, n’ en jetons plus : les arguments des anti-Linky sont bien affûtés. Ils ont un objectif : faire capoter le déploiement des 27 millions de compteurs qui restent à poser, avec un dernier argument choc : chaque citoyen « a le droit de refuser le compteur Linky », et ce, « même si les poseurs font de l’installation forcée ou de nuit », fulmine Marie Caspard.

 

Une conférence pour informer les habitants

Le collectif de la Largue organise une conférence ce mardi 13 février à Seppois-le-Bas pour informer les habitants du secteur, de Pfetterhouse jusqu’à Saint-Ulrich. À commencer par les maires, directement concernés « parce que si la gestion des Linky est déléguée à des syndicats d’électricité, les communes sont propriétaires des appareils », rappelle Marie Caspard.

 

Dans le Sundgau, trois édiles s’opposent ouvertement au compteur Linky : Bertrand Ivain, maire de Saint-Bernard, Fabien Ulmann, maire de Seppois-le-Haut, et Daniel Dietmann, maire de Manspach. Deux autres collectifs réfractaires au petit boîtier vert anis seraient en gestation à Altkirch et à Illtal.

 

Y ALLER

Conférence mardi 13 février à 20 h à la salle polyvalente de Seppois-le-Bas (8 rue de la Gare), organisée par le collectif Stop Linky de la Largue et animée par Jean-Philippe Léglise et Patrick Richardet, de l’association Groupe santé Colmar. Entrée libre. Internet : www.stop-linky-68.com

CONTACTER E-mail : collectif.stop.linky.largue@gmail.com

 

Source : http://c.lalsace.fr/haut-rhin/2018/02/11/les-collectifs-stop-linky-font-des-petits

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